L’inspiration, l’éternel tourment

Categories: Ecriture, Histoire
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Comments: 3 Comments
Published on: 31 octobre 2011

Peinture digitale d'un "assassin voodoo"Quoi de plus versatile que l’inspiration lorsqu’on écrit ?

Bien souvent, elle se refuse à nous, nous nargue d’un petit « non, pas aujourd’hui » alors que l’on s’installe devant l’impitoyable feuille blanche. Parfois, cette capricieuse muse nous gratifie d’un regard, nous permettant tout juste de savoir ce que l’on veut écrire. A d’autres moments, elle se dévoile totalement et il est facile de se noyer sous les idées.

J’ose dire que cette peste m’en aura fait voir des vertes et des pas mûres… Surtout des pas mûres. Lors de mes débuts avec Lacia, je me souviens qu’elle se contentait de me jeter un coup d’œil de temps en temps, permettant à ma plume de noircir mes feuilles d’idées éparses, souvent confuses, rarement intéressantes à long terme.

Vint alors une période où j’ai lentement appris à l’amadouer, à l’attirer doucement à moi. Que de patience nécessaire ! Combien de fois s’est-elle présentée seulement le temps d’un clin d’œil ? Tout juste le temps d’effleurer de belles idées avant que mes mots ne se brouillent. Frustrations et attentes, parsemées de quelques moments de purs bonheurs.

A la longue, les muses se multiplient, on en voit un peu partout. Dans un sourire, un simple geste, un regard, un petit rien qui réveille cette précieuse étincelle. Des périodes de fastes et de pages noircies. Généralement, ces moments disparaissent vite, et laisse un vide au cœur, tenace et rancunier.

Bien souvent, après de telles flammes, l’imagination vous ôte toute prise. Soit l’on y plonge à y consacrer tout son temps, soit elle nous abandonne. Le juste milieu est réservé aux chanceux et aux acharnés, semble-t-il.

Il arrive que l’on devienne assez fous pour que l’imagination soit la seule maîtresse de la plume. On n’imagine plus les situations, les lieux, les personnages. Ce sont eux qui viennent nous voir, réclame un peu d’attention, corrige ce que l’on pensait savoir d’eux. Parfois, c’en devient effrayant. Mais beau, tellement beau… Reste à trouver les mots juste pour décrire ce que l’on voit alors. Tâche bien plus aisée à la longue.

J’ai la chance d’être dans ce dernier cas de figure très souvent. Mes personnages commencent à avoir leurs vies propres, me permettent de la découvrir, ne m’y laissant qu’un minimum de prises, m’infligeant presque leurs souffrances, partageant leurs joies. Un état étrange, en somme, mais ô combien plaisant et profond.

 

Dans tous les cas, voilà mon expérience face à cette saleté de feuille blanche qui ne demande qu’à rester pure…

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3 Comments - Leave a comment
  1. Kouraï dit :

    Le problème c’est quand on commence mais qu’on arrive pas à finir parfois…^^’

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